Comprendre les expressions du chien
Les chiens parlent, ils ont un langage. Écoutez ce qu’ils essaient de vous dire, nous nous sommes rĂ©fĂ©rĂ©s Ă l’ouvrage « comment parler chien » de Stanley Coren pour dĂ©crypter les signaux parfois subtils qu’ils envoient.
Rapide succession d’aboiements de tonalitĂ© moyenne. Le chien est inquiet, car l’intrus ou le problème est beaucoup plus proche que prĂ©cĂ©demment.
SĂ©rie d’aboiements continus, mais plus lents et plus graves. Le chien sent un danger imminent et ses aboiements signifient que le problème ou la menace sont tout près.
Long enchaĂ®nement d’aboiements sĂ©parĂ©s les uns des autres par des intervalles relativement prolongĂ©s :
- Ouah ! – Pause – Ouah ! – Pause
- Ouah ! et ainsi de suite traduit un sentiment de solitude et d’abandon.
Quand le stress ainsi provoquĂ© atteint un certain seuil, ils aboient sur un registre plus Ă©levĂ© qu’Ă l’ordinaire, proche du jappement, sans ĂŞtre tout Ă fait aussi aigu.
Un ou deux aboiements brefs et sonores lancĂ©s sur un registre assez Ă©levĂ©. Formule de salutation typique, qui remplace le signal d’alarme, lorsque le chien reconnaĂ®t celui qui s’approche et l’accueille avec joie.
Unique aboiement bref et sonore, au registre lĂ©gèrement plus bas que la moyenne. Les chiennes qui Ă©lèvent leurs petits s’adressent souvent Ă eux de cette façon. C’est Ă©galement un son provoquĂ© par une gĂŞne ou un dĂ©saccord, il signifie : ArrĂŞte ! ou Ça suffit !
Aboiements bĂ©gayĂ©s de tonalitĂ© moyenne. Le chien qui se met à « bĂ©gayer » dit Ă peu près : Ou-ou ah ! Ou-ou-ah ! s’accompagne gĂ©nĂ©ralement de la posture particulière de l’invitation au jeu : les pattes avant posĂ©es Ă plat sur le sol jusqu’au coudes, les pattes arrière droites et tendues sous l’arrière-train relevĂ©, la queue dressĂ©e en l’air.
Aboiement decrescendo. Expression de satisfaction ou d’enthousiasme. Grondement de gorge sourd et profond. Avertissement classique : Prends garde ! ou Arrière ! avec une intention menaçante.
Grondement sourd, mais moins Ce son est plus grognĂ© que grondĂ©. Il arrive que le chien relève en mĂŞme temps les babines pour montrer les crocs. N’approche pas, avec une moindre assurance que prĂ©cĂ©demment.
Grognement suivi d’un aboiement. Le registre est lĂ©gèrement plus aigu ; il trahit un manque d’assurance certain. Tout ça ne me dit rien qui vaille ; j’ai peur, mais s’il le faut, je me dĂ©fendrai.
Long grognement modulĂ©, passant des graves aux aigus. Le chien signale qu’il n’en mène pas large. Je suis terrifiĂ© ; si tu approches, on se bat ou je pars en courant.
Grognement sonore Ă tonalitĂ© haute, Ă©mis avec la gueule fermĂ©e. Le chien ne montre pas les crocs et ne retrousse pas les babines. C’est chouette ce jeu. Cela n’a donc rien de menaçant.
Hurlement sanglotĂ©. SĂ©rie de jappements brefs, suivis d’un long hurlement : AĂŻe !AĂŻe ! AĂŻe ! Ouh !Ouh ! Ouh !. Sentiment de solitude,de dĂ©sespĂ©rĂ©. Un chien privĂ© de la compagnie de ses proches pleure souvent ainsi quand on l’enferme la nuit.
Hurlement classique. Une unique note longuement tenue dĂ©marre Ă un demi-ton au-dessus et s’arrĂŞte un demi-ton au-dessous. Impressionnant pour nos oreilles : le chien hurle Ă la mort ? Les chiens se hèlent ainsi. Ceux qui sont Ă proximitĂ© hurlent en cĹ“ur. Ne t’en fais pas, je ne suis pas loin.
Les chiens se mettent parfois à hurler quand ils entendent de la musique. Les instruments à vent (clarinette, saxophone, flûte, chants par des humains, vibrato d’un violon) exercent un attrait irrésistible, à cause d’une certaine parenté avec les hurlements.
Long hurlement prĂ©cĂ©dĂ© d’aboiements. Manifestation vocale la plus chargĂ©e de tristesse. Les aboiements disent son dĂ©sir de ne pas ĂŞtre seul, tandis que le hurlement • exprime l’angoisse sans obtenir de rĂ©ponse. Je m’ennuie Ă mourir dans mon coin. Pourquoi personne ne vient-il me voir ?
GĂ©missement Ă©touffĂ©. Je souffre ou je suis terrorisĂ©. Très souvent entendu chez le vĂ©tĂ©rinaire. Il Ă©mane d’un chien non dominant qui se trouve dans un endroit inconnu oĂą il se sent menacĂ©.
Lamento. Aouah – aouaou-aouaou – aouaou. Plus bas que le gĂ©missement, mais dans la gamme des aigus ; il traduit le plaisir et l’enthousiasme. Chouette, dĂ©pĂŞchons-nous.
Le jappement. Il se distingue de l’aboiement par sa tonalitĂ© plus aiguĂ«, mais le rythme est plus appuyĂ©. Chez les petits chiots, il s’apparente aux couinements : peur ou douleur.
Unique jappement ou petit aboie ment bref et haut. En rĂ©action Ă une douleur vive. SĂ©rie de jappements successifs. J’ai très très mal ou très très peur. Signal de reddition en cas de bagarre entre chiens.
Pleurer. Cris semblables aux sanglots d’un enfant terrifiĂ© qui cède Ă la panique. Charge insoutenable d’angoisse et d’horreur. Les autres chiens se rassemblent auprès de leur compagnon blessĂ© ou terrifiĂ©, mais prudemment, comme s’il y avait aussi une menace pour eux. Mais il peut dĂ©clencher une attaque des autres chiens Ă l’Ă©gard d’un animal blessĂ©, donc d’une proie facile.
Haleter. Pour rĂ©gulariser la tempĂ©rature interne qui s’est Ă©levĂ©e Ă cause du stress, de l’angoisse, de l’Ă©nervement, de la chaleur, de l’effort physique.
Soupirer. Les yeux clos, c’est un signe de plaisir. Les yeux grands ouverts, c’est le signe d’une dĂ©ception. Tant pis ou Dommage.
Ma page Facebook : École d’Ă©ducation canine Messerknecht.

